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Bienvenue sur le blog de l'assurance crédit!

lundi 19 mars 2012

Ne m’appelez plus jamais SFAC !

Enfin j’ai l’autorisation de divulguer le scoop annoncé dans mon billet du 18 janvier relatif à Business Pass : SFAC n’est plus, vive EULER HERMES France.


Dans le monde des entreprises, la SFAC est bien connue et il est fréquent pour une entreprise de dire : je suis Sfacquée ou Cofacé pour la Coface .


On entend même parfois des entreprises dire être Sfacqué à la Coface ou Cofacé à la Sfac voire Sfacqué chez Atradius .


Tout comme Frigidaire pour un réfrigérateur ou Caddie pour un chariot de supermarché, la marque SFAC était rentrée dans le langage courant pour signifier « être garanti par un Assureur Crédit » .


A partir du 26 mars prochain vous ne serez plus SFACQUÉ , au mieux vous serez EULERISÉS ou EULER HERMESISÉ ou tout autre terme désormais à inventer .


A compter de cette date Euler Hermes SFAC a choisi de devenir Euler Hermes France abandonnant ainsi le trop franco-français nom de SFAC .


Euler Hermes affirme ainsi sa vocation internationale par l’adoption d’un nom unique dans les 50 pays où elle est implantée.


Adieu donc les Euler Hermes SFAC en France, Euler Hermes SIAC en Italie, Euler Hermes ACI aux Etats Unis, Euler Hermes EMPORIKI en Grèce, Euler Hermes Crédito en Espagne, etc….. et bonjour à EULER HERMES .



Une lueur d'espoir dans ce monde ingrat, qui envoie aux oubliettes Sfac après 80 ans de bons et loyaux services ......



La Namur ( aujourd’hui 2 ème assureur Crédit Mondial), bien moins connue que la SFAC mais qui commençait à bénéficier d’une certaine notoriété avait il y a quelques années elle aussi choisi de changer son nom en ATRADIUS . Près de 8 ans après la notoriété d’Atradius reste faible, les entreprises connaissant beaucoup mieux La Namur …..


Le nom SFAC devrait donc malgré tout rester vivace dans les mémoires françaises et les entreprises peuvent donc respirer : elles pourront continuer encore longtemps à être Sfacquées ( ou …. Dé-sfacquées) et pour fêter cela elle peuvent mettre le champagne au ..... Frigidaire .



Et si cela donnait des idées à la COFACE .




lundi 12 mars 2012

Défaillances 2011 .


Comme chaque année à pareille époque, des données nous sont fournies sur les défaillances d’entreprises enregistrées sur l’année écoulée .


Il m’a paru intéressant de communiquer sur ce point parfois mal connu .

Savez vous en effet combien de dépôts de bilans ont été enregistrés l’an dernier : 10 000 , 20 000 , 100 000 où plus ?


Savez vous quelles ont été les plus grosses défaillances enregistrées, les secteurs et les tailles de chiffre d’affaires concernés ?


Dans les chiffres et éléments suivants ne seront pas dissociés les redressements judiciaires des liquidations judiciaires ou procédure de sauvegarde . Dans tous les cas en effet, le créancier devra s’armer de beaucoup patience pour récupérer sa créance si tant est qu’il la récupère un jour .



Sur l’analyse globale des défaillances :


Entre 2000 et 2011 on a dénombré plus de 559 000 entreprises défaillantes ( redressement judiciaire, liquidation de bien ou procédure de sauvegarde ) soit une moyenne de 46 615 défaillances par an .


Sur 2011 on a dénombré 61 138 défaillances d’entreprises soit:


- 5 094 défaillances par mois

-167 par jour


Le plus gros bataillon est fourni par le secteur de la construction (25%) suivi du secteur du Commerce ( 21%) et des services aux entreprises ( 16%).


La répartition entre Redressements judiciaires, liquidations et procédures de Sauvegarde reste globalement stable avec 30% de Redressements judiciaires, 67% de liquidations judiciaires et 2% de plans de sauvegardes. On constate juste une augmentation de la montée en puissance des procédures de sauvegardes qui sont plus récentes dans l'arsenal juridique des procédures collectives ( mars 2005)


Les plus grosses défaillances :


En la matière aucun secteur n’est épargné et les redressements judiciaires, Liquidations judiciaires ou procédures de sauvegardes ne touchent pas que des entreprises de faible taille et à faible notoriété comme le montrent les quelques exemples ci dessous :



Nom

CA en millions d'euros

Branche activité

date de création





MORY TEAM

542

Messagerie Frêt

2002





Photowat Int.

159

Composants ÉLÉCTRONIQUES

1979





Neo Security


Securité privée

2000





COER2 Commodites

156

Commerce de gros

2008





Alize Commodites

142

Commerce gros alimentaire

1999





Proximania

120

Régie publicitaire

2004





A Novo

120

Equipements de communication

1987





Imprimerie D.Mary

115

imprimerie

1992








Un des traits marquant de l’exercice 2011 semble être la montée en puissance des défaillances sur des grandes entreprises et à ce titre là le début de l’année 2012 est d’ores et déjà dans la continuité avec les défaillances de Sernam, Surcouf, Clinique des Landes, Caddie, Kana Beach…........ A suivre


Toutes les compagnies d’Assurance Crédit, Euler Hermes Sfac, Atradius, Coface et les autres scrutent avec encore plus d’attention les chiffres des bilans 2011 et les perspectives sectorielles afin d’essayer de deviner qui seront les prochains sur la liste.


La vraie plus value de l’Assurance Crédit, ce n’est pas d’indemniser mais d’éviter à ses assurés les conséquences parfois dramatiques d’un impayé important grâce à son rôle préventif ..


Je remercie ici Euler Hermes Sfac et Atradius qui m'ont au travers de leurs publications respectives ou de mes entretiens avec leurs analystes crédit fourni la matière de cet article .

vendredi 10 février 2012

Peut on vraiment faire confiance à un Assureur Crédit en lui confiant un bilan ou une information de manière confidentielle ?

Ce titre un peu provocateur m’a été soufflé par mon analyste crédit préféré chez Atradius .


Le problème numéro un de la Sfac, d'Atradius, de la Coface et autres assureurs crédits est de pouvoir accéder aux données financières des entreprises afin tout simplement de pouvoir délivrer des garanties à leurs assurés .


Bien que les entreprises aient une obligation légale de déposer leurs liasses fiscales aux greffes certaines ne se soumettent pas à cette formalité soit parce que leur bilan est mauvais soit parce qu’il est bon mais qu’elles ne souhaitent pas que les chiffres soient publics.


Cela va être le cas des entreprises réalisant un chiffre d’affaires conséquent avec la grande distribution par exemple ou d’autres grands donneurs d’ordres qui ont tendance à utiliser les bilans lors des négociations annuelles de prix , ou afin de préserver un certain secret sur les marges vis à vis de concurrents ou toute autre raison.


Quel que soit l’assureur crédit concerné, Sfac, Atradius, Coface …, tous ont cependant besoin impérativement de chiffres pour asseoir leurs décisions.


Ils proposent donc aux entreprises qui le souhaitent de conserver un caractère strictement confidentiel aux données transmises.


La question est donc de savoir si le secret est bien gardé !


Dans la pratique la réponse est sans appel : Oui , confiance pour autant que la demande de confidentialité soit clairement exprimée lors de la remise du bilan .


Les chiffres communiqués ne sont accessibles que par les analystes financiers de la compagnie et ne font l’objet d’aucune mention dans les commentaires accessibles aux assurés ou à leurs courtiers .


Je n’ai pour ma part jamais constaté de manquement à cet engagement de confidentialité dès lors qu’il était clairement exprimé dès le départ .


Aujourd’hui plus qu’hier les compagnies ont besoin de chiffres pour délivrer des garanties et la tendance depuis 2 ans est de réduire voire résilier les dossiers sur lesquels elles ne disposent pas de bilans récents.


Il s’agit d’ailleurs d’une simple règle d’honnêteté vis à vis des assurés : Peut on accorder une garantie et inciter un assuré à travailler avec une entreprise dont le dernier bilan connu remonte à 4, 5 ans voire plus et qui par ailleurs refuse toute communication sur son activité ?


Chacun est libre de jouer le jeu ou non vis à vis des assureurs crédits mais ce sont souvent les mêmes qui critiquent les positions prises à leur égard mais se refusent à toute transparence.



Comme disaient encore il y a quelques mois les directeurs financiers de Schlecker en Allemagne ou de Kodak aux Etats Unis : Je suis bon et au dessus de tous soupçons donc mes fournisseurs et les assureurs peuvent me faire une confiance aveugle :



- Pas moins de 47.000 employés, 7000 magasins en Europe, plus de 6 milliards d'euros de chiffres d'affaires: le dépôt de bilan de Schlecker, «première chaîne de droguerie du monde», est un choc en Allemagne.

-Kodak, l’ancien fleuron de la photographie a déposé le bilan le 19 janvier pour se restructurer à l'abri des demandes de ses créanciers, victime au bout de cent trente et un ans d'existence de son retard dans le numérique.

mercredi 18 janvier 2012

Bienvenue à BUSINESS PASS EH !

Simplification de gamme et prise en compte des attentes des assurés auront été les fils conducteurs de la naissance de BUSINESS PASS EH qui va remplacer à terme les 2 anciennes formules forfaitaires Timonia et Artimon .

Commercialisable à compter du 1 février prochain Business Pass EH sera un contrat plus souple que ses prédécesseurs permettant une meilleure prise en compte des besoins exprimés par les utilisateurs avec notamment des pourcentages de garanties modulables (70 à 90%), des garanties adaptées aux besoins réels de l'entreprise pour les demandes de faible montant, une liste de pays exports complétée par 17 pays (par rapport à Timonia) dont notamment la Tunisie, le Maroc, l'Algérie, le Brésil, l'Inde et la Chine .

Un prochain article de ce Blog sera consacré à Business Pass EH en détail et surtout ne le manquez, je vous révélerai peut être un scoop sur ...... EH .

mercredi 2 février 2011

COFACAP, MODULA CAP, ASSURCAP

EH SFAC a une fois de plus tiré en avant toute la profession, en lançant ses produits de substitution au CAP et CAP+ Etatiques .

Coface propose désormais Cofacap, Atradius Modula Cap et Axa Assurcap.

La chose est cependant un peu moins nette car en fait l'Etat a arrêté le CAP+ en décembre 2010 mais a poursuivi les garanties CAP jusqu'en juin 2011 .

Pour les garanties CAP , certaines compagnies donc ont choisi de continuer via l'Etat, d'autres en compte propre mais avec des conditions similaires .

Par contre pour les garanties CAP+ dont l'Etat a souhaité se désengager dès le 31 décembre toutes les compagnies ont décidé de poursuivre l'expérience en compte propre en essayant de trouver une tarification leur permettant d'atteindre au moins l'équilibre entre primes encaissées et sinistres indemnisés .

Tous fonctionnent à peu de choses près sur le même principe en proposant des garanties complémentaires sur un accord restrictif de l'Assureur Crédit de base pour le CAP et une garantie pouvant atteindre 100 000 euros sur une acheteur refusé par l'Assureur Crédit de base pour les garanties CAP+ .

En ce qui concerne l'Exportation CAP et CAP+ Export restent à ce jour gérés par les compagnies pour compte de l'Etat.

mercredi 10 novembre 2010

CAP ET CAP+ EH SFAC suscitent des réactions ...

Mon dernier post sur le CAP et CAP+ d' Euler Hermes Sfac ayant suscité des réactions et la technique de publication de ces dernières sur le Blog semblant poser problème je vais faire profiter tout le monde des réponses apportées.

les "critiques" étaient en substance les suivantes :

-
1/ Sauf erreur, seul EHS propose un produit de substitution et cela
révèle plus à mon sens une politique innovante qu'agressive. Le fait
majeur à mon sens est que c'est la 1ère fois dans le monde de
l'assurance crédit, qu'une solution de couverture du risque est
proposée pour tous les clients, même mauvais (hors procédures collectives).
Avant la crise, un client « mauvais » n'était pas assurable mais aujourd'hui
c'est possible, moyennant un surcoût....c'est une évolution majeure du
concept de l'assurance crédit et de prévention.
De même, avec le CAP, on se retrouve avec ce que l'on pourrait qualifier de garantie complémentaire, là-aussi très novateur.

2/ Concernant le coût, il faut bien voir qu'il s'agit de
garantir un risque très fort, non garanti avant la crise ; la
parenthèse du CAP + Etatique doit se comprendre comme une « aide
économique » subventionnée par l'Etat, puisqu'en effet, le CAP +
ne devrait pas s'avérer bénéficiaire .
La solution privée d'EHS, n'a pas vocation à être déficitaire comme l'était le CAP + Etatique. C'est pourquoi le prix a été dû être calculé en se basant sur l'expérience passée pour
que le système soit au pire à l'équilibre.

Voici les réponses que je peux apporter sur ces points :


La qualification d'agressive était à mon sens non pas péjorative mais
élogieuse car seule effectivement, à ce jour, EH Sfac a mis sur le
marché un véritable produit pour prendre la suite des CAP "Etatiques"
et c'est tout à son honneur.

Même si c'est une réplique d'un système mis en place et voulu par
l'Etat, il a en effet le grand mérite de proposer pour demain
quelque chose qui n'existait pas avant 2009 à savoir : garantir un client refusé
selon les critères classiques d'analyse des Assureurs Crédit.

Concernant l'aspect du coût je n'ai rien dit d'autre dans mon article
puisque j'ai effectivement indiqué qu'il était logique pour un
risque fort d'appliquer une tarification plus forte que celle prévue
pour un risque faible ou moyen et il ne fait pas de doute que la Sfac
dans sa version CAP+ appliquera une tarification qui prendra en
compte l'expérience qu'elle aura eu de l'expérience CAP+ Etatique de
manière à au moins ne pas perdre d'argent .

En tout état de cause le contrat classique de la Sfac prévoit que les
encours refusés sont exclus de la base assurable et donc de la prime
de base et il est donc normal qu'ils soient facturés en supplément dès
lors qu'ils sont garantis, le prix du service relevant comme cela est logique de l'équilibre global dégagé par ce type de garantie .

On ne peut en effet demander à un assureur privé de perdre volontairement de l'argent

La garantie CAP+ restera une "option" librement consentie au cas par
cas par l'assuré, chose qu'il sera cependant certainement utile de
rappeler pour répondre aux critiques qui ne manqueront pas de se
faire jour.

N'hésitez pas à me faire connaitre vos avis sur la question, positifs ou négatifs car ces nouveaux CAP et CAP+ sont réellement des petites révolutions dans le monde de l'Assurance Crédit qui préfigurent certainement des réponses chez les autres grands du secteur que sont Atradius et la Coface .

A suivre .....

lundi 8 novembre 2010

CAP ET CAP+ nouveaux sont arrivés ...

Fidèle à sa politique commerciale agressive, la Sfac vient de lancer les premiers CAP et CAP + "privés".
Pour mémoire les CAP et CAP+ déjà évoqués dans ce blog étaient des Compléments d'Assurance Publics ( CAP) ou CAP +

Le CAP avait été mis en place par les pouvoirs publics en 2009 afin de soutenir l'économie et consistait à compléter les garanties octroyées par les Assureurs Crédit privés ( Euler Hermes Sfac, Atradius, Coface, Axa assurcredit, Groupama Assurance Crédit ) dès lors que ces derniers ne voulaient pas en fonction de leurs critères d'analyses internes dépasser une certaine garantie . Par exemple si l'assureur accordait une garantie de 30 000 euros et que l'assuré souhaitait obtenir 60 000, le CAP permettait d'accorder les 30 000 euros nécessaires.

Le CAP + mis en place quelques mois après répondait à la même logique mais visait les refus opposés par les Assureurs Crédit . Si par exemple un assuré avait un besoin de 60 000 euros sur une société refusée par l'Assureur Crédit, le CAP+ pouvait permettre sous certaines conditions de garantir ces 60 000 euros ( voire plus selon les cas puisque sur des risques France on pouvait aller jusqu'à 200 000 euros et 400 000 euros à l'export )

La fin des CAP ET CAP+ ayant été annoncée pour le 31 décembre (30 juin pour le CAP) il devenait urgent d'imaginer la suite .

Les nouveaux CAP et CAP+ EH Sfac pour "Complément d'Assurance Privé" EH Sfac reprennent exactement la même logique avec une tarification propre .

Le risque étant plus élevé, la prime sera en conséquence plus élevée que pour un risque "simple" et il y aura donc, comme pour les anciens systèmes Etatiques, une prime complémentaire appelée en fonction des encours délivrés .

Nul doute que ce système permettra de résoudre les problèmes de garantie à venir mais à mon avis avec un risque très fort de mécontentement de la part des assurés .

Dans l'ancien système que j'appelle Etatique, la compagnie refusait, l' Etat prenait le risque et encaissait la prime afférente.

Dans cette nouvelle version la compagnie qui refuse ou qui limite sera la même que celle qui accordera, moyennant une prime supplémentaire, d'où un risque de défiance par rapport aux garanties délivrées par l'assureur même si on peut toujours rétorquer qu'un risque plus élevé justifie une prime plus élevée .

A suivre donc ....