jeudi 6 mars 2014
A la manière de .... Coucou me revoilou
A très bientôt .....
jeudi 14 juin 2012
VU SA TAILLE ET SES ACTIONNAIRES MON CLIENT NE PEUT DÉPOSER SON BILAN !
19/01/2012 Kodak se déclare en faillite
Incapable de prendre le virage du numérique, dépassé par Sony, Canon ou encore Fuji, Kodak a amorcé son déclin dès les années 1980. «Au moment où nous avons créé notre activité numérique, nous avons aussi cessé certaines opérations, fermé treize usines et 130 laboratoires et supprimé 47.000 postes depuis 2003», rappelle le PDG du groupe.27/02/2012 Mont-de-Marsan : la clinique des Landes en redressement judiciaire
1/03/2012 Surcouf placé en redressement judiciaire
Surcouf,
en difficulté financière, avait été racheté au groupe PPR en 2009 par Hugues
Mulliez, En 2010, Surcouf avait affiché une perte nette de 20 millions d'euros
pour un chiffre d'affaires de 160 millions d'euros.
5/03/2012 le célèbre fabricant de chariots Caddie a été placé en redressement judiciaire.
Le groupe alsacien est dans une situation paradoxale : son carnet de commande est plein, mais ses caisses sont vides.
31/01/2012 : Sernam est placé en redressement judiciaire
31 janvier 2012 le redressement judiciaire de Sernam Services.1/06/2012 : L'usine Technicolor d'Angers en redressement judiciaire
1/06/2012 : Allemagne : faillite des drogueries Schlecker
lundi 19 mars 2012
Ne m’appelez plus jamais SFAC !
Enfin j’ai l’autorisation de divulguer le scoop annoncé dans mon billet du 18 janvier relatif à Business Pass : SFAC n’est plus, vive EULER HERMES France.
Dans le monde des entreprises, la SFAC est bien connue et il est fréquent pour une entreprise de dire : je suis Sfacquée ou Cofacé pour la Coface .
On entend même parfois des entreprises dire être Sfacqué à la Coface ou Cofacé à la Sfac voire Sfacqué chez Atradius .
Tout comme Frigidaire pour un réfrigérateur ou Caddie pour un chariot de supermarché, la marque SFAC était rentrée dans le langage courant pour signifier « être garanti par un Assureur Crédit » .
A partir du 26 mars prochain vous ne serez plus SFACQUÉ , au mieux vous serez EULERISÉS ou EULER HERMESISÉ ou tout autre terme désormais à inventer .
A compter de cette date Euler Hermes SFAC a choisi de devenir Euler Hermes France abandonnant ainsi le trop franco-français nom de SFAC .
Euler Hermes affirme ainsi sa vocation internationale par l’adoption d’un nom unique dans les 50 pays où elle est implantée.
Adieu donc les Euler Hermes SFAC en France, Euler Hermes SIAC en Italie, Euler Hermes ACI aux Etats Unis, Euler Hermes EMPORIKI en Grèce, Euler Hermes Crédito en Espagne, etc….. et bonjour à EULER HERMES .
Une lueur d'espoir dans ce monde ingrat, qui envoie aux oubliettes Sfac après 80 ans de bons et loyaux services ......
La Namur ( aujourd’hui 2 ème assureur Crédit Mondial), bien moins connue que la SFAC mais qui commençait à bénéficier d’une certaine notoriété avait il y a quelques années elle aussi choisi de changer son nom en ATRADIUS . Près de 8 ans après la notoriété d’Atradius reste faible, les entreprises connaissant beaucoup mieux La Namur …..
Le nom SFAC devrait donc malgré tout rester vivace dans les mémoires françaises et les entreprises peuvent donc respirer : elles pourront continuer encore longtemps à être Sfacquées ( ou …. Dé-sfacquées) et pour fêter cela elle peuvent mettre le champagne au ..... Frigidaire .
Et si cela donnait des idées à la COFACE .
lundi 12 mars 2012
Défaillances 2011 .
Comme chaque année à pareille époque, des données nous sont fournies sur les défaillances d’entreprises enregistrées sur l’année écoulée .
Il m’a paru intéressant de communiquer sur ce point parfois mal connu .
Savez vous en effet combien de dépôts de bilans ont été enregistrés l’an dernier : 10 000 , 20 000 , 100 000 où plus ?
Savez vous quelles ont été les plus grosses défaillances enregistrées, les secteurs et les tailles de chiffre d’affaires concernés ?
Dans les chiffres et éléments suivants ne seront pas dissociés les redressements judiciaires des liquidations judiciaires ou procédure de sauvegarde . Dans tous les cas en effet, le créancier devra s’armer de beaucoup patience pour récupérer sa créance si tant est qu’il la récupère un jour .
Sur l’analyse globale des défaillances :
Entre 2000 et 2011 on a dénombré plus de 559 000 entreprises défaillantes ( redressement judiciaire, liquidation de bien ou procédure de sauvegarde ) soit une moyenne de 46 615 défaillances par an .
Sur 2011 on a dénombré 61 138 défaillances d’entreprises soit:
- 5 094 défaillances par mois
-167 par jour
Le plus gros bataillon est fourni par le secteur de la construction (25%) suivi du secteur du Commerce ( 21%) et des services aux entreprises ( 16%).
La répartition entre Redressements judiciaires, liquidations et procédures de Sauvegarde reste globalement stable avec 30% de Redressements judiciaires, 67% de liquidations judiciaires et 2% de plans de sauvegardes. On constate juste une augmentation de la montée en puissance des procédures de sauvegardes qui sont plus récentes dans l'arsenal juridique des procédures collectives ( mars 2005)
Les plus grosses défaillances :
En la matière aucun secteur n’est épargné et les redressements judiciaires, Liquidations judiciaires ou procédures de sauvegardes ne touchent pas que des entreprises de faible taille et à faible notoriété comme le montrent les quelques exemples ci dessous :
| Nom | CA en millions d'euros | Branche activité | date de création |
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| MORY TEAM | 542 | Messagerie Frêt | 2002 |
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| Photowat Int. | 159 | Composants ÉLÉCTRONIQUES | 1979 |
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| Neo Security | | Securité privée | 2000 |
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| COER2 Commodites | 156 | Commerce de gros | 2008 |
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| Alize Commodites | 142 | Commerce gros alimentaire | 1999 |
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| Proximania | 120 | Régie publicitaire | 2004 |
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| A Novo | 120 | Equipements de communication | 1987 |
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| Imprimerie D.Mary | 115 | imprimerie | 1992 |
Un des traits marquant de l’exercice 2011 semble être la montée en puissance des défaillances sur des grandes entreprises et à ce titre là le début de l’année 2012 est d’ores et déjà dans la continuité avec les défaillances de Sernam, Surcouf, Clinique des Landes, Caddie, Kana Beach…........ A suivre
Toutes les compagnies d’Assurance Crédit, Euler Hermes Sfac, Atradius, Coface et les autres scrutent avec encore plus d’attention les chiffres des bilans 2011 et les perspectives sectorielles afin d’essayer de deviner qui seront les prochains sur la liste.
La vraie plus value de l’Assurance Crédit, ce n’est pas d’indemniser mais d’éviter à ses assurés les conséquences parfois dramatiques d’un impayé important grâce à son rôle préventif ..
Je remercie ici Euler Hermes Sfac et Atradius qui m'ont au travers de leurs publications respectives ou de mes entretiens avec leurs analystes crédit fourni la matière de cet article .
vendredi 10 février 2012
Peut on vraiment faire confiance à un Assureur Crédit en lui confiant un bilan ou une information de manière confidentielle ?
Ce titre un peu provocateur m’a été soufflé par mon analyste crédit préféré chez Atradius .
Le problème numéro un de la Sfac, d'Atradius, de la Coface et autres assureurs crédits est de pouvoir accéder aux données financières des entreprises afin tout simplement de pouvoir délivrer des garanties à leurs assurés .
Bien que les entreprises aient une obligation légale de déposer leurs liasses fiscales aux greffes certaines ne se soumettent pas à cette formalité soit parce que leur bilan est mauvais soit parce qu’il est bon mais qu’elles ne souhaitent pas que les chiffres soient publics.
Cela va être le cas des entreprises réalisant un chiffre d’affaires conséquent avec la grande distribution par exemple ou d’autres grands donneurs d’ordres qui ont tendance à utiliser les bilans lors des négociations annuelles de prix , ou afin de préserver un certain secret sur les marges vis à vis de concurrents ou toute autre raison.
Quel que soit l’assureur crédit concerné, Sfac, Atradius, Coface …, tous ont cependant besoin impérativement de chiffres pour asseoir leurs décisions.
Ils proposent donc aux entreprises qui le souhaitent de conserver un caractère strictement confidentiel aux données transmises.
La question est donc de savoir si le secret est bien gardé !
Dans la pratique la réponse est sans appel : Oui , confiance pour autant que la demande de confidentialité soit clairement exprimée lors de la remise du bilan .
Les chiffres communiqués ne sont accessibles que par les analystes financiers de la compagnie et ne font l’objet d’aucune mention dans les commentaires accessibles aux assurés ou à leurs courtiers .
Je n’ai pour ma part jamais constaté de manquement à cet engagement de confidentialité dès lors qu’il était clairement exprimé dès le départ .
Aujourd’hui plus qu’hier les compagnies ont besoin de chiffres pour délivrer des garanties et la tendance depuis 2 ans est de réduire voire résilier les dossiers sur lesquels elles ne disposent pas de bilans récents.
Il s’agit d’ailleurs d’une simple règle d’honnêteté vis à vis des assurés : Peut on accorder une garantie et inciter un assuré à travailler avec une entreprise dont le dernier bilan connu remonte à 4, 5 ans voire plus et qui par ailleurs refuse toute communication sur son activité ?
Chacun est libre de jouer le jeu ou non vis à vis des assureurs crédits mais ce sont souvent les mêmes qui critiquent les positions prises à leur égard mais se refusent à toute transparence.
Comme disaient encore il y a quelques mois les directeurs financiers de Schlecker en Allemagne ou de Kodak aux Etats Unis : Je suis bon et au dessus de tous soupçons donc mes fournisseurs et les assureurs peuvent me faire une confiance aveugle :
- Pas moins de 47.000 employés, 7000 magasins en Europe, plus de 6 milliards d'euros de chiffres d'affaires: le dépôt de bilan de Schlecker, «première chaîne de droguerie du monde», est un choc en Allemagne.
-Kodak, l’ancien fleuron de la photographie a déposé le bilan le 19 janvier pour se restructurer à l'abri des demandes de ses créanciers, victime au bout de cent trente et un ans d'existence de son retard dans le numérique.
mercredi 18 janvier 2012
Bienvenue à BUSINESS PASS EH !
Commercialisable à compter du 1 février prochain Business Pass EH sera un contrat plus souple que ses prédécesseurs permettant une meilleure prise en compte des besoins exprimés par les utilisateurs avec notamment des pourcentages de garanties modulables (70 à 90%), des garanties adaptées aux besoins réels de l'entreprise pour les demandes de faible montant, une liste de pays exports complétée par 17 pays (par rapport à Timonia) dont notamment la Tunisie, le Maroc, l'Algérie, le Brésil, l'Inde et la Chine .
Un prochain article de ce Blog sera consacré à Business Pass EH en détail et surtout ne le manquez, je vous révélerai peut être un scoop sur ...... EH .
mercredi 2 février 2011
COFACAP, MODULA CAP, ASSURCAP
Coface propose désormais Cofacap, Atradius Modula Cap et Axa Assurcap.
La chose est cependant un peu moins nette car en fait l'Etat a arrêté le CAP+ en décembre 2010 mais a poursuivi les garanties CAP jusqu'en juin 2011 .
Pour les garanties CAP , certaines compagnies donc ont choisi de continuer via l'Etat, d'autres en compte propre mais avec des conditions similaires .
Par contre pour les garanties CAP+ dont l'Etat a souhaité se désengager dès le 31 décembre toutes les compagnies ont décidé de poursuivre l'expérience en compte propre en essayant de trouver une tarification leur permettant d'atteindre au moins l'équilibre entre primes encaissées et sinistres indemnisés .
Tous fonctionnent à peu de choses près sur le même principe en proposant des garanties complémentaires sur un accord restrictif de l'Assureur Crédit de base pour le CAP et une garantie pouvant atteindre 100 000 euros sur une acheteur refusé par l'Assureur Crédit de base pour les garanties CAP+ .
En ce qui concerne l'Exportation CAP et CAP+ Export restent à ce jour gérés par les compagnies pour compte de l'Etat.
mercredi 10 novembre 2010
CAP ET CAP+ EH SFAC suscitent des réactions ...
les "critiques" étaient en substance les suivantes :
-
1/ Sauf erreur, seul EHS propose un produit de substitution et cela
révèle plus à mon sens une politique innovante qu'agressive. Le fait
majeur à mon sens est que c'est la 1ère fois dans le monde de
l'assurance crédit, qu'une solution de couverture du risque est
proposée pour tous les clients, même mauvais (hors procédures collectives).
Avant la crise, un client « mauvais » n'était pas assurable mais aujourd'hui
c'est possible, moyennant un surcoût....c'est une évolution majeure du
concept de l'assurance crédit et de prévention.
De même, avec le CAP, on se retrouve avec ce que l'on pourrait qualifier de garantie complémentaire, là-aussi très novateur.
2/ Concernant le coût, il faut bien voir qu'il s'agit de
garantir un risque très fort, non garanti avant la crise ; la
parenthèse du CAP + Etatique doit se comprendre comme une « aide
économique » subventionnée par l'Etat, puisqu'en effet, le CAP +
ne devrait pas s'avérer bénéficiaire .
La solution privée d'EHS, n'a pas vocation à être déficitaire comme l'était le CAP + Etatique. C'est pourquoi le prix a été dû être calculé en se basant sur l'expérience passée pour
que le système soit au pire à l'équilibre.
Voici les réponses que je peux apporter sur ces points :
La qualification d'agressive était à mon sens non pas péjorative mais
élogieuse car seule effectivement, à ce jour, EH Sfac a mis sur le
marché un véritable produit pour prendre la suite des CAP "Etatiques"
et c'est tout à son honneur.
Même si c'est une réplique d'un système mis en place et voulu par
l'Etat, il a en effet le grand mérite de proposer pour demain
quelque chose qui n'existait pas avant 2009 à savoir : garantir un client refusé
selon les critères classiques d'analyse des Assureurs Crédit.
Concernant l'aspect du coût je n'ai rien dit d'autre dans mon article
puisque j'ai effectivement indiqué qu'il était logique pour un
risque fort d'appliquer une tarification plus forte que celle prévue
pour un risque faible ou moyen et il ne fait pas de doute que la Sfac
dans sa version CAP+ appliquera une tarification qui prendra en
compte l'expérience qu'elle aura eu de l'expérience CAP+ Etatique de
manière à au moins ne pas perdre d'argent .
En tout état de cause le contrat classique de la Sfac prévoit que les
encours refusés sont exclus de la base assurable et donc de la prime
de base et il est donc normal qu'ils soient facturés en supplément dès
lors qu'ils sont garantis, le prix du service relevant comme cela est logique de l'équilibre global dégagé par ce type de garantie .
On ne peut en effet demander à un assureur privé de perdre volontairement de l'argent
La garantie CAP+ restera une "option" librement consentie au cas par
cas par l'assuré, chose qu'il sera cependant certainement utile de
rappeler pour répondre aux critiques qui ne manqueront pas de se
faire jour.
N'hésitez pas à me faire connaitre vos avis sur la question, positifs ou négatifs car ces nouveaux CAP et CAP+ sont réellement des petites révolutions dans le monde de l'Assurance Crédit qui préfigurent certainement des réponses chez les autres grands du secteur que sont Atradius et la Coface .
A suivre .....
lundi 8 novembre 2010
CAP ET CAP+ nouveaux sont arrivés ...
Pour mémoire les CAP et CAP+ déjà évoqués dans ce blog étaient des Compléments d'Assurance Publics ( CAP) ou CAP +
Le CAP avait été mis en place par les pouvoirs publics en 2009 afin de soutenir l'économie et consistait à compléter les garanties octroyées par les Assureurs Crédit privés ( Euler Hermes Sfac, Atradius, Coface, Axa assurcredit, Groupama Assurance Crédit ) dès lors que ces derniers ne voulaient pas en fonction de leurs critères d'analyses internes dépasser une certaine garantie . Par exemple si l'assureur accordait une garantie de 30 000 euros et que l'assuré souhaitait obtenir 60 000, le CAP permettait d'accorder les 30 000 euros nécessaires.
Le CAP + mis en place quelques mois après répondait à la même logique mais visait les refus opposés par les Assureurs Crédit . Si par exemple un assuré avait un besoin de 60 000 euros sur une société refusée par l'Assureur Crédit, le CAP+ pouvait permettre sous certaines conditions de garantir ces 60 000 euros ( voire plus selon les cas puisque sur des risques France on pouvait aller jusqu'à 200 000 euros et 400 000 euros à l'export )
La fin des CAP ET CAP+ ayant été annoncée pour le 31 décembre (30 juin pour le CAP) il devenait urgent d'imaginer la suite .
Les nouveaux CAP et CAP+ EH Sfac pour "Complément d'Assurance Privé" EH Sfac reprennent exactement la même logique avec une tarification propre .
Le risque étant plus élevé, la prime sera en conséquence plus élevée que pour un risque "simple" et il y aura donc, comme pour les anciens systèmes Etatiques, une prime complémentaire appelée en fonction des encours délivrés .
Nul doute que ce système permettra de résoudre les problèmes de garantie à venir mais à mon avis avec un risque très fort de mécontentement de la part des assurés .
Dans l'ancien système que j'appelle Etatique, la compagnie refusait, l' Etat prenait le risque et encaissait la prime afférente.
Dans cette nouvelle version la compagnie qui refuse ou qui limite sera la même que celle qui accordera, moyennant une prime supplémentaire, d'où un risque de défiance par rapport aux garanties délivrées par l'assureur même si on peut toujours rétorquer qu'un risque plus élevé justifie une prime plus élevée .
A suivre donc ....
mardi 12 octobre 2010
Du nouveau chez Atradius
Atradius veut rendre plus accessible et plus compétitive son offre "petits contrats" en modifiant sa tarification Modula First .
Désormais la souscription pourra se faire pour les opérations France Dom Tom ou France Dom Tom + Exportation avec 2 tarifications distinctes .
Ainsi par exemple la tarification forfaitaire Atradius Modula First pour la France débutera à 2 795 euros/an et la tarification Atradius Modula First France Dom Tom & Exportation débutera comme par le passé à 3 106 euros et ce pour garantir des créances pouvant aller jusqu'à 50 000 euros .
Pour les nouveaux lecteurs qui n'auraient pas encore dévoré ce blog, rappelons très rapidement de qu'est Modula First d'Atradius ou renvoyons les sur le post intitulé : Une assurance Crédit à moins de 7 euros ! :
Atradius Modula First, digne successeur de feu Namur Gerling Sirius est un contrat d'Assurance Crédit dit forfaitaire, copié depuis par les contrats Timonia de la Sfac et Global Kup d'Axa Assurcrédit .
Le principe en est très simple.
-Une prime globale, annuelle, forfaitaire, non réajustée en fin d'exercice pour l'exercice écoulé est fixée.
-Pour chaque client l'assuré fait une demande de garantie en mentionnant le montant qu'il souhaite voir garanti .
- La garantie est accordée ou refusée.
-En cas d'accord si le client ne paye pas à l'échéance, Atradius va verser une indemnité de 90% de l'impayé et poursuivre sans frais le recouvrement de la créance.
-En cas de refus si le client ne paye pas, Atradius n'indemnisera pas mais pourra se charger de poursuivre le débiteur.
Pour tordre le cou aux idées reçues ce système ne coûte pas cher puisque la tarification démarre à 7,65 euros par jours ce qui sera bientôt le prix d'un paquet de cigarettes .
En résumé : Arrêtez de fumer et offrez vous à la place une Assurance Crédit !
vendredi 9 juillet 2010
De la transmission spontanée de son bilan à l' Assureur Crédit
Le bilan, élément pivot dans l' appréciation d'une entreprise, s'avère parfois être mieux gardé qu'un secret défense .....
Chaque année en effet un certain nombre d'entreprises refusent de déposer leurs comptes au greffe ou de les communiquer aux Assureurs Crédit et ce pour toute une série de bonnes ou .... mauvaises raisons.
Sachant que dans bon nombre de dépôts de bilans on s'aperçoit que les bilans n'avaient pas été publiés, cela va constituer un élément négatif dans l'évaluation de l'entreprise .
L' Assureur Crédit se devant de fournir à ses assurés des garanties étayées sur des éléments solides, se verra parfois dans l'obligation de refuser sa garantie partant du principe qu' on cherche à lui cacher quelque chose .
Dans notre activité de tous les jours nous voyons ensuite arriver les doléances de ces mêmes entreprises offusquées que l'on mette en doute la bonne santé de leur entreprise sans élément probant !!!!
L'assureur aurait dû les garantir sur leurs seules affirmations ou se débrouiller pour obtenir un bilan .... que personne n'a !
Il aurait été si simple de dépenser 1 euro de photocopies pour envoyer sa liasse fiscale .
Est ce trop payé pour bénéficier de la confiance de son fournisseur et des prix qui vont parfois avec ?
Pour mémoire les 4 principaux acteurs en Assurance Crédit et renseignement commercial en France sont:
-Euler Hermes SFAC
-COFACE Services
-Atradius
-Axa Assurcredit
lundi 31 mai 2010
Assurance Crédit et conditions générales de vente
Atradius dès la souscription d'un contrat va en demander communication et parfois les faire modifier de manière à les rendre conformes aux derniers arrêts de jurisprudence .
Cette position peut paraitre contraignante mais elle est en fait tout à fait légitime à partir du moment où c’est bien l’Assureur Crédit qui va devoir prendre en charge le recouvrement de la créance et où des conditions générales de vente bien rédigées ne peuvent qu’ accroitre les chances de récupérations et ce dans l'intérêt commun de l'assureur et de l'assuré .
Les autres compagnies d'assurance crédit, SFAC, Coface ou Axa Assurcrédit ne les demandent que dès lors qu'elles doivent aller en justice et il est alors trop tard....
Des règles de bon sens et/ou l’observation des papiers commerciaux des fournisseurs ou concurrents permettent souvent de bien rédiger ses conditions de vente en les adaptant aux contraintes propres à un secteur d'activité.
Par expérience, les clause les plus simples ne sont pas forcément évidentes pour tout le monde :
-Attribution de compétence
-Intérêts de retard et clause pénale
-Clause de réserve de propriété ne faisant pas mention de la date de la loi afin de pouvoir bénéficier des jurisprudences en la matière .
-Prévoir dans le cadre de la réserve de propriété le transfert de la charge d’assurance
-Prévoir une mention au recto des documents si les CGV sont au verso
-Prévoir une traduction en Anglais pour l’export.
Pour nos fidèles lecteurs et/ou assurés nous pouvons fournir, sans engagement de notre part, des clauses type ainsi que leurs traductions en Anglais et Allemand.
mercredi 28 avril 2010
Assurance Crédit et Récupération de TVA
Si pour un paiement à 60 jours le décalage n’est pas énorme, en cas d’impayé les choses se corsent puisque l’entreprise qui a fait l’avance de la TVA subit non seulement l’impayé mais également la charge financière de l’avance faite à l’Etat.
En matière d’Assurance Crédit, l’indemnisation est très souvent faite « pour solde de tout compte », l’entreprise assurée ayant la certitude de ne plus rien percevoir de la part de son client défaillant.
Il y a une vingtaine d’années l’administration fiscale admettait donc fort logiquement qu’un Assuré Crédit puisse récupérer sa TVA dès lors qu’il percevait une indemnité d’Assurance mais elle est depuis revenue sur cette doctrine bien trop favorable…. aux entreprises.
Aujourd’hui, contrairement à ce qu’ a pu écrire une compagnie renommée à qui je laisse la responsabilité de ses écrits, l’intervention de l’Assureur Crédit ne va rien changer en matière de récupération de TVA :
-Pour l’administration fiscale, une indemnisation par une compagnie d’Assurance Crédit n’est pas une preuve d’insolvabilité et la TVA ne peut être récupérée sur cette seule base.
Les règles de récupération restent donc les mêmes soit :
-Récupération autorisée :
-dès lors que le client défaillant est déclaré en Liquidation de biens
- en cas de PV dit de carence dressé par un huissier ou délivré par un contentieux attestant que toutes les diligences faites sont restées vaines et qu’il n’ y a plus aucun espoir de récupération.
- en cas de débiteur parti sans laisser d’adresse .
- en cas de redressement judiciaire après le vote du concordat et seulement sur la part définitivement abandonnée.
Seule petite consolation les indemnités d’Assurance ne comportent jamais de TVA et ce même si l’indemnité est calculée sur le montant TTC de la créance.
jeudi 15 avril 2010
Le New Deal Coface
Chaque compagnie d'Assurance Crédit, gère à sa façon sa sortie de crise mais toutes parient très nettement sur une reprise de l'activité économique et cherchent aujourd'hui à renouer un dialogue avec leurs clients, dialogue mis à mal par 1 an de décisions brutales et unilatérales .
En février dernier sur ce même blog je lançais une réflexion sur l'après crise :Cap , Cap+, Cap+ Dérogatoire : Et après …. , , aujourd'hui suivie dans les faits par le lancement compagnie après compagnie de mesures d'accompagnement pour la reprise .
La Sfac reprend, en concertation avec ses assurés, un certain nombre de garanties .
Atradius, avant elle, a procédé de la même façon en essayant d'identifier les dossiers résiliés ou reduits en 2009 et qui pourraient aujourd'hui faire l'objet d'une reprise de garantie.
La Coface, adepte des formules, lance le New Deal Coface : 3 Promesses en 3 étapes
La formule est moins "terre à terre", mais lus ambitieuse à terme.
Etape 1 : Fournir gratuitement à ses assurés en complément de leurs demandes de garanties le score@rating de l'entreprise concerné.
Le score@rating c'est sur une échelle de 1 à 10 la probabilité de défaut d'une entreprise.
Ceci doit permettre une meilleure vision du risque client proprement dit pour une meilleure adaptation de sa politique commerciale .
Etape 2 : Garantir à terme dans le cadre de ses contrats le maintien d'un montant global des garanties accordées lors de la souscription du contrat ou une date déterminée.
Directement issu de la crise "2009" cela devrait éviter le risque de résiliations massives de garanties .
Etape 3 : Pouvoir proposer des garanties complémentaires en cas d'agrément restrictif ou de refus.
Directement inspirée des formules CAP et CAP+ actuelles, il sera particulièrement intéressant de voir la solution adoptée en la matière notamment en terme de tarification du risque .
La date exacte des étapes précitées n'est pas encore définie mais la première étape est imminente...
Ce New Deal à la mode Coface est pour nous le signe d'une sortie de crise que nous appelons de nos voeux mais également la preuve que l'assurance Crédit ne sera plus jamais comme avant .
mercredi 17 mars 2010
Redressement Judiciaire, Liquidation, Sauvegarde
-La Conciliation : procédure confidentielle mettant en jeu quelques fournisseurs stratégiques seulement et non révélée aux autres fournisseurs
jeudi 11 mars 2010
Bilan des défaillances d'entreprises en France sur l'année 2009
Pour en revenir à une comparaison que j'affectionne 64661 défaillances /an c'est 177 défaillances par jour ...dimanches et jours fériés compris .
vendredi 5 mars 2010
L’ Assurance Crédit à moins de 7 euros HT par jour !
Le titre est un peu provocateur et pourtant ......
Une idée très répandue sur le coût de l’Assurance Crédit c’est que c’est cher et donc réservé aux grosses entreprises .
Vrai il y a une dizaine d'années quand un budget d'Assurance Crédit ne pouvait pas être inférieurà 10/12 000 euros, cela est totalement faux aujourd’hui .
On commence avec des bugets de 2 450 euros pour une activité concentrée sur la France et 2 890 euros pour une activité France et Export Europe .
Initiée par Atradius dans le temps où elle s’appelait encore La Namur, avec son contrat Sirius la vogue des contrats dits forfaitaires s’est développée ces dernières années avec les formules Atradius Modula First, SFAC Timonia voire Sfac Artimon, Axa Assurcrédit Global Kup et dernier en date April Cover, seule la Coface n'a pas souhaité lancer de formule de ce type laissant cela à Axa Assurcredit, dans laquelle elle détient une participation significative.
Basés sur un principe forfaitaire incluant dès le départ tous les frais annexes habituellement ajoutés aux produits classiques ces formules permettent l’accès à l’Assurance Crédit de petites entreprises pour des coûts réellement minimes et sans aucune surprise .
A titre d’exemples :
Pour une entreprise réalisant un chiffre d’Affaires de 400 000 euros avec environ 50 clients et des encours unitaires maxi de l’ordre de 15 000 euros sur la moitie des clients :
Coût Sfac Timonia : 3500 euros
Coût Atradius Modula First : 4347 euros
Coût Axa Assurcrédit Global Kup : 2450 euros
Le coût April Cover est plus difficile à forfaitiser car il intégre des paramètres propres à chaque entreprise mais il pourrait être de l'ordre de : 2 850 euros
Pour une entreprise réalisant un chiffre d’Affaires de 1 000 000 euros avec environ 150 clients clients et des encours unitaires maxi de l’ordre de 15 000 euros sur la moitie des clients :
Coût Sfac Timonia : 4500 euros
Coût Atradius Modula First : 4347 euros
Coût Axa Assurcrédit Global Kup : 4630 euros
Coût April Cover (sous réserve bases de calculs) : 5 425 euros
Ces tarifs issus des barèmes officiels 2009/2010 ne sont donnés qu’à titre indicatifs, certains paramètres pouvant empêcher leur application ( code d’activité exclu, niveau des impayés passés par exemple) ou en fausser le calcul ( April Cover).
Dans le premier exemple , l’Assurance Crédit peut donc coûter moins de 7 euros par jour !
Exemple extrême me direz vous . Non car en en prenant un autre exemple, le coût du contrat Atradius Modula First, pour un Chiffre d’affaires de 1 500 000 euros on reste à 4347 euros soit moins de 12 euros par jour et à moins de 16 euros par jour pour un chiffre d'affaires de 2 000 000 euros ( tarif annuel 5 796 euros).
Alors, l'Assurance Crédit c'est si cher que ça ?
